Université du Québec à Chicoutimi

L’UQAC s’est dotée, depuis une quinzaine d’années d’équipements, de procédures et du personnel spécialisé permettant d’offrir des évènements écoresponsables dont les impacts sont réduits à la source, gérés, quantifiés et compensés de manière documentée. L’UQAC a fait la démonstration de ce système à titre d’hôte du 86e congrès de l’Association francophone pour le Savoir (ACFAS) en 2018, accueillant 3286 congressistes.

Depuis 1988, l’UQAC s’est engagée dans la promotion du développement durable à travers diverses initiatives de formation. En 2001, l’UQAC a offert la première formation universitaire en éco-conseil en Amérique du Nord. La Chaire en éco-conseil dédiée à l’opérationnalisation du développement durable fut créée en 2003. La Chaire a consacré une partie de ses travaux entre 2003 et 2010 à l’écoresponsabilité, avec le congrès ACFAS ØØ en 2005, l’organisation d’un colloque international sur les évènements éco-responsables et la compensation carbone (IFDD collection Actes, 2008) et la publication d’un guide des évènements écoresponsables en 2008 traduit en anglais en 2009. En 2008, la Chaire a aussi mis sur pied le projet Carbone boréal, pour compenser les émissions de gaz à effet de serre selon la norme ISO 14064-2 qui est devenue en 2018 une infrastructure de recherche comptant plus d’un million d’arbres, capable de compenser 113 300 tonnes de CO2 tel que vérifié selon ISO 14064-3 par le BNQen 2017.

La Chaire a également développé un calculateur des GES et travaille actuellement à un système novateur de calcul des émissions liées aux transports utilisant les métadonnées.
Les installations de l’UQAC permettent le tri et la gestion efficace des matières résiduelles recyclables et compostables. Un valoriste d’expérience supervise cette gestion au quotidien et lors des différents événements tenus sur place. Pour le congrès de l’ACFAS, l’équipe logistique a mis en œuvre plusieurs actions. 

Pour une réduction à la source des matières résiduelles, un verre de plastique réutilisable convenant à tous types de boissons (écocup) a été remis à chaque congressiste, éliminant ainsi les gobelets en carton et les bouteilles d’eau à usage unique. Les îlots de tri ont été adaptés pour la collecte des putrescibles sur tous les sites de conférences. Un système institutionnel de collecte et de valorisation du papier à main des toilettes a également été inauguré pour l’occasion. Une brigade de cinq étudiants formés a été embauchée pour assurer une sensibilisation et une bonne gestion des matières résiduelles. Finalement, tous les restes alimentaires ont été redistribués à la Soupe populaire de Chicoutimi et à la Maison d'Accueil pour sans-abri de Chicoutimi.

Chicoutimi est située à au moins 200 kilomètres de tout autre centre universitaire. Pour réduire l’empreinte carbone des déplacements, un rabais de 25% des billets d’autocar, ainsi que des réductions de tarif à la location de voiture pour encourager le covoiturage ont été négociés et offerts aux congressistes. Ceux-ci ont également eu accès gratuitement aux transports collectifs de Saguenay pour la durée du congrès. Un sondage à la préinscription et un autre sur place ont permis de quantifier de manière conservatrice les émissions liées au transport et fourni des éléments de contrôle pour la nouvelle méthode d’évaluation par métadonnées. 
Depuis 2017, l’UQAC quantifie les émissions de GES de ses installations selon l’inventaire ISO 14064-1 et les compense entièrement selon ISO 14064-2. La carboneutralité des déplacements liés au congrès est assurée par l’UQAC selon la quantification préalable grâce à une contribution financière de 15 000$.

Pour en savoir plus : http://www.uqac.ca/