Gala Arista

Le Gala Arista, organisé par la Jeune Chambre de commerce de Montréal est un événement prestigieux visant à récompenser les talents et accomplissement de la relève d’affaires québécoise. Accueillant près de 500 personnes chaque année, le Gala s’est doté d’une catégorie « Responsabilité sociale » depuis 1999. La JCCM souhaite ainsi démontrer qu’il est possible d’allier respect de l’environnement, engagement social et réussite économique.

Philippe Lanthier, vice-président en responsabilité sociale à la JCCM lors du mandat 2012-2013 nous en explique davantage.

Comment résumeriez-vous votre idée d’un événement responsable?

Un événement responsable est un événement qui a le souci du détail à tous les niveaux. D’abord dans son contexte, dans son concept même, dans la façon de sensibiliser les personnes et de générer un éveil des consciences. Mais aussi dans la pratique, la logistique et le niveau plus matériel. C’est un événement qui est responsable autant dans l’intangible que dans le tangible.

Les pratiques responsables peuvent être invisibles pour le client. Comme le fait de mettre en place un service de compostage pour les aliments dans un restaurant. Le client servi à la table n’a aucune idée de ce service qui comporte néanmoins une forte valeur ajoutée en matière de responsabilé.

Selon vous, quels sont les principaux bénéfices à organiser un événement responsable?

Le principal bénéfice est selon moi d’améliorer l’image de marque de l’événement, de lui apporter de la plus-value. Il est important que les choix logistiques soient cohérents avec les valeurs de l’organisme. Organiser un événement c’est un peu comme inviter chez soi. Que voulons-nous montrer de notre organisme? Quelles sont les valeurs que nous portons?

Organiser un événement responsable c’est poser un geste de qualité, prouver notre capacité à innover. C’est aussi en faire plus avec moins. Moins de matériel, moins de transport, moins de distance  entre le lieu de production des produits et leur vente, moins de coûts, moins de superflu. C’est le retour à l’essentiel.

Quels sont les principales difficultés à organiser un événement responsable?

Notre lieu d’accueil ne faisait pas le recyclage du plastique et du verre.  Imaginez-vous, pas de recyclage pour un événement accueillant près de 500 personnes. La première année, je me suis donc occupé du recyclage. J’ai ensuite arrêté afin de responsabiliser le lieu d’accueil et d’encourager à ce que ce geste soit plus durable. Nous avons néanmoins mis en place un système de compostage.

Nous avons trouvé l’équilibre en agissant fortement sur d’autres aspects de la responsabilité. Nous avons par exemple travaillé avec un chef cuisine en amont afin de valider les menus pour que les produits utilisés soient le plus possible issus du marché local.

Nous avons aussi impliqué de nombreux bénévoles lors du Gala. Ils étaient tous en charge d’un point particulier en responsabilité durant l’événement (matière résiduelle, alimentation, transport etc).  Cela nous a permis de leur transmettre nos valeurs, de les sensibiliser et d’éveiller leur conscience.

Quelles sont les mesures, les pratiques que vous avez mises en place et dont vous êtes le plus fières? 

Le fait d’être capable de créer un sentiment d’engagement, d’avoir encouragé un excellent travail d’équipe. Avec le Gala Arista, nous avons impliqué beaucoup d’acteurs autour de l’événement dont le groupe Scénic qui était en charge de l’audiovisuel.

La vice-présidente responsable du Gala Arista en 2013, Véronique Gaumond-Carignan a aussi trouvé une excellente commandite, Norampac qui ont fait, entre autres, une décoration responsable.

Quelles sont vos perspectives d'évolution?

J’aimerai que les pratiques responsables deviennent un reflexe naturel lors de chaque événement de la Jeune Chambre de commerce de Montréal. Que l’aspect durable soit associé à la Jeune Chambre et que la relève puisse la prendre en main.

Dans 10 ans, comment voyez-vous votre événement? 

Comme notre événement vise à reconnaître la relève d’affaire, j’aimerai que davantage de personnes ayant des pratiques d’affaires en développement durable soient reconnues. J’aimerai que le Gala puisse poursuivre sa mission et qu’il puisse continuer à célébrer les innovations durables.

> https://www.jccm.org/arista